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La médecine ayurvédique

Dernière mise à jour : 2 sept. 2022


La médecine ayurvédique est la médecine traditionnelle de l’Inde.


Elle est vieille de 5 000 ans, soit autant que la médecine traditionnelle chinoise. Et comme la médecine traditionnelle chinoise, elle est pratiquée aujourd’hui sur tous les continents. Voici donc ce qu’il faut savoir quand on vous propose des massages, des thérapies, des stages, des plantes et des compléments « ayurvédiques ».


Ayur vêda = sens de la vie

D’abord, il faut comprendre que le terme « ayurvéda » ne touche pas seulement, ni même principalement, la médecine ou la santé. En sanskrit (c’est-à-dire la langue ancienne de l’Inde, comme le latin et le grec chez nous), ayur vêda veut dire « sens de la vie ». Cela désigne un ensemble de croyances philosophiques qui sont à la base de la religion hindouiste.


L’univers est composé de cinq éléments

À la base de cette philosophie, il y a l’affirmation que l’univers est composé de cinq éléments : l’air, le feu, l’eau, la terre et l’éther, lequel symbolise l’espace.


L’univers (ou macrocosme) est en harmonie lorsque tous ces éléments sont en harmonie : ni trop, ni trop peu. Le corps humain est considéré comme une reproduction miniature de l’univers (microcosme). Pour être en harmonie, donc en bonne santé mentale et physique, les cinq éléments doivent aussi être en harmonie dans le corps.


Chaque personne combine à sa façon les cinq éléments, ce qui définit son tempérament et sa nature. Ces associations sont réparties en trois grandes catégories appelées dosha, ou « humeurs ». Les maladies sont interprétées comme des déséquilibres des dosha – par exemple, la fièvre est un excès de feu, l’asthme un manque d’air –, qui peuvent aller jusqu’au chaos le plus complet avec, à la clé, la mort de la personne.


On se souvient que c’est ce que pensait aussi le médecin grec Hippocrate, père de la médecine occidentale, qui recherchait le bon équilibre entre les éléments, et également la médecine chinoise, qui cherche à harmoniser les flux d’énergie. Ce n’est pas étonnant : une partie de l’Inde (l’actuel Pakistan) fut conquise par des Grecs (Alexandre le Grand et ses troupes) à l’époque d’Hippocrate, qui apportèrent leur philosophie, leur savoir et leur médecine, puis, au Moyen Âge, par les Mongols qui régnaient sur la Chine. On retrouve en Inde ces influences.


Le prana : l’énergie vitale

La médecine chinoise a le qi, l’énergie vitale. L’équivalent en médecine indienne est le prana, souffle vital qui circule à travers soixante-douze mille canaux, parmi lesquels les douze méridiens de l’acupuncture chinoise.