Le massage polynésien : Le taurumi


A l’origine massage thérapeutique, le massage polynésien se décline aujourd’hui en massage détente plaisir et s’exporte à l’international.


Le massage fait partie intégrante de la culture polynésienne. Au sein des familles il y a souvent un membre plus doué qui devient le masseur de la famille. Les gestes et techniques sont généralement transmis par un grand-parent ou un oncle. Les "mama" massent les nouveaux nés, tout comme on demande souvent aux enfants de marcher sur un adulte pendant qu’il se fait masser. Cependant, il faut bien faire la différence entre le masseur familial et le Ta’hua, masseur guérisseur. Ce dernier pratique le massage thérapeutique, il soigne ou prévient les différents maux dont peut souffrir une personne. ,


Le Taurumi peut il être pratiqué par n’importe qui ?

Le taurumi est généralement pratiqué par un Ta’hua. Le taurumi peut être une activité «dangereuse», ainsi les anciens considèrent qu’il faut être formé et surtout investi par le mana’ pour pouvoir exercer.


Comment devenir Tahu’a ?

En Polynésie, les Tahu’a sont généralement une histoire de famille. La tradition orale est souvent accompagnée de sorte de stages d’observation. L’apprenti observe, la père ou le grand-père (mère ou grand-mère) exercer et apprend ce qu’on veut bien lui transmettre. Il arrive néanmoins, qu’une personne puisse être choisie par un autre Tahu’a. Une fois formé, le jeune Tahu’a prend soit la relève soit il part exercer son propre compte.

Il y a t-il des techniques codifiées ?

Le tah’ua utilise généralement du monoï parfumé. Chaque monoï à des propriétés différentes. Néanmoins en l’absence d’huile traditionnelle, il peut utiliser n’importe quel corps gras qui lui tombe sous la main, de l’huile d’olive voire même du beurre.

Les techniques varient entre chaque famille mais également les maux à soigner. Les gestes et les onguents (médicament de consistance pâteuse que l'on applique sur la peau) sont généralement des secrets de familles qui se transmettent de génération en génération.


Le massage polynésien traditionnel est un massage thérapeutique. Il est fait pour soigner les maux physiques, psychologiques, conscients et inconscients. Les tahu’a traitent aussi les mauvais sorts et les possessions. Les techniques de massages varient selon le mal qu'il soit d'ordre traumatiques ou psychique. De façon générale, c’est un massage profond qui vise à remettre en place les énergies, les os et les muscles.


Combien cela coûte-il ?

A l’origine, le Tahu’a ne se fait pas rémunérer. En revanche, il accepte des dons en nature (farine, fuits, légumes, cigarette…). Il est d’ailleurs d’usage quand on parle de Tahu’a qu’on dise « s’il ne demande pas d’argent, c’est que c’est un vrai ».

Avec les difficultés économiques des familles, le paiement des consultation commence néanmoins à s’instaurer, bien qu’il soit encore rare. Il y a différentes écoles, mais la plus répandue est qu’on ne fait pas payer pour le mana’ et pour le soin au risque de s’en voir privé. Dans l’imaginaire collectif, c’est un don dont on ne doit pas tirer profit, un peu comme le reiki. En général, le Tahu’a accepte les dons, le patients donne ce qui lui semble bon où ce qu’il peut donner.


Comment se passe un massage ?

Tout dépend du mal à traiter. Un massage peut durer 30 minutes comme il peut durer quatre heure. Par ailleurs, le Tahu’a discute souvent avant de commencer à masser afin de cerner son patient et de comprendre les maux inconscients qui le tracassent.


Le massage tahitien que l’on trouve en spa est-il le même ?

Le massage tahitien que l’on retrouve dans les instituts de beauté est en fait inspiré des rituels de beauté Polynésien. Il comprend un gommage, les pierres chaudes et surtout le monoï. C’est un massage récréatif. Ce massage a un brevet déposé et se répand de plus en plus à l’international dans les spa. Le protocole est précis et doit être suivi.


Les énergies sont elles prises en compte ?

Oui, c’est d’ailleurs la base du taurumi. Les masseurs considèrent que l’homme ne fait qu’un avec la nature et que l’énergie doit circuler, or la vie d’aujourd’hui entraine beaucoup de blocage d’énergies. Par exemple, l’usage de chaussures empêche l’expulsion de l’énergie vers la terre. Ainsi les extrémités des mains, des pieds et de la tête sont des parties considérées comme « zone d’exutoires ». C’est par ces dernières que les masseurs expulsent d’un geste de la main, les mauvaises énergies . Pendant la séance, le silence est de mise. Le patient a la possibilité de s’exprimer pour manifester sa douleur ou son plaisir, de façon réservée toutefois. Des prières ou des paroles apaisantes accompagnent régulièrement les soins prodigués.

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